C'est l'été de mes 16 ans. Je passe mon permis de conduite accompagnée et je le loupe. Il faudra attendre plusieurs mois avant de le repasser. Comme tous les ans à cette même période, j'accompagne mes parents et leurs amis pour 15 jours de vacances dans le sud. Il s'agira de mes dernières vacances en leur compagnie, ces derniers ne m'obligeront plus, dorénavant, à les accompagner par la suite. Ces semaines au soleil se déroulent normalement, sans grande excitation ni grande éclate. Je me repose, je nage, je me masturbe sans cesse en imaginant me faire draguer sur la plage par des mecs plus âgés... A cette période, je n'ai encore jamais eu de "véritable" expérience sexuelle. Certes, il y a eu quelques masturbations et fellations avec les potes (ce qui est déjà pas mal) mais je n'ai encore jamais embrassé de garçons, je ne me suis encore jamais lâché comme je l'aurais voulu. Je suis frustré. Je n'ose aller vers personne, je m'ennuie, je me sens triste, inutile. A cette période, je n'ai pas non plus de véritable ami, pas de partenaire, personne à qui me confier, personne avec qui partager. Comme les autres années, j'attends que le temps passe, je dévore mes magazines de jeux vidéo...
Les vacances se terminent, mon bronzage disparait et fait place... à l'acné juvénile. Nouveau sac à dos sur les épaules, crayons en mains, je fais ma rentrée dans ma nouvelle école d'architecture et de design. A vrai dire, je garde un plutôt bon souvenir de cette période, certainement la meilleure depuis bien des années. Mon école me plaît, les élèves sont sympas, j'arrive à "m'intégrer". Je suis avec un groupe de geeks, nous parlons jeux vidéo et architecture toute la journée. On se moque de nous mais gentiment, je prends les moqueries avec le sourire, principalement parce qu'elles ne sont pas liées à mon orientation sexuel. Un jour, un élève, en parlant de boîte de nuit me dit que je me ferai jeter à l'entrée car je suis "trop efféminé". J'ai très mal pris cette réflexion et j'ai mis beaucoup de temps à me remettre de cette phrase. Non pas qu'elle soit si terrible que ça mais ces quelques mots faisaient voler en éclats, un mur que j'étais entrain de construire dans ma tête pour oublier le passé.
A ce moment, Laetitia, une fille de la classe d'à côté, me drague et veut sortir avec moi. Je n'en ai pas du tout envie. Je la trouve sympa mais rien envie de plus. Je suis faible et nous nous embrassons malgré tout parce que je n'ai pas le courage de lui dire non. Conclusion de ma faiblesse : me voilà avec une copine sur les bras. Elle dit m'aimer, j'ai envie de lui répondre que j'aimerais bien me taper son pote. Les mois passent, je me traine cette fille. Mes parents apprennent la nouvelle par l'une de leurs amies. Ils me taquinent avec des sourires et blagues débiles, je suis très en colère et vexé. N'en pouvant plus de subir cette fille, je cesse notre relation. Elle sera très triste, moi soulagé.
Le temps continue sa progression et mes 18 ans approchent.
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