mercredi 7 octobre 2009

NOUVELLE ECOLE, NOUVELLE VIE ?

C'était l'été, un de plus. Mes grands-parents, fatigués de faire la route vers le sud pour les vacances, se décident à vendre l'appartement. J'étais triste car cette destination était aussi pour moi l'un des rares lieu où je pouvais y retrouver quelques amis qui m’acceptaient. Mes parents proposent alors de partir avec trois couples d'amis dans une grande maison luxueuse de Provence. Parmi les enfants présents, j'étais le plus âgé, les autres avaient trois ou quatre ans de moins que moi. Je pratiquais régulièrement la masturbation depuis quelques années mais cet été fût pour moi, le passage à l'adolescence. Un matin, alors que j'étais seul dans la chambre, je décida de me soulager, sauf que la finalité de mon acte ne fût pas celle que j'espérais. Au moment de jouir, un épais liquide collant coula dans mon short. Je me souviens avoir brutalement levé mon vêtement puis resta allongé un moment en me disant "putain ça y est, j'ai du sperme". Ma première pensée, fût que désormais, il me faudrait avoir des kleenex à proximité. Ces vacances se passèrent sans encombre, j'étais souvent dans mes pensées, je me demandais ce que j'allais devenir à la rentrée suivante, je pensais aussi aux dernières années d'insultes et de mises à l'écart. Je fantasmais également sur un ami de mes parents et je profitais de ses douches pour aller jeter un coup d'oeil par la serrure en prenant garde de ne pas me faire surprendre. Mes masturbations lui étaient souvent dédiées.

De retour à la maison, une mission attendait mon père : me trouver une nouvelle école. En fait, mon dernier établissement avait décidé de me placer dans un lycée professionnel mais il n'en était pas question pour mes parents, ces derniers jugeaient que ma vie serait foutue. Je n'avais pas d'avis sur la question, j'étais juste triste de la situation. Après de multiples recherches et coups de téléphone, un midi, mon père m'annonça qu'il venait de me trouver une école mais qu'il faudrait passer du privé au public. En effet, avec 10 de moyenne, le directeur du collège de ma ville jugea que mon état n'était pas "si catastrophique" et qu'il m'acceptait dans son établissement. Cependant il n'y avait plus qu'une place et nous étions deux sur la liste. J'ai obtenu la place grâce... à mon prénom ! En effet, je portais le même que celui du fils du directeur et comme il s'agit d'un prénom peu courant, le directeur déclara que je ne devais pas être quelqu'un de mauvais. Le mois de septembre de mes 14 ans, je pris alors le chemin d'une nouvelle école, non loin de ma maison. Cette fois, plus question d'y aller en voiture, mon père alla chercher son vieux vélo dans le garage de mes grands-parents et me fît comprendre que j'allais devoir pédaler.

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