mercredi 13 janvier 2010

SEXE ET VIE DE COLLEGIEN

Un premier bilan se posa à moi. Lorsque je me suis fait virer après la 5ème de mon collège, une page se tournait. J'étais triste et je me sentais honteux mais cependant, en plus de reprendre (grâce à mon père) un cursus scolaire classique, je voulais partir aussi sur de nouvelles bases d'un point de vue relationnelle. Plus d'insultes et de mesquineries. Du moins c'est ce que j'espérais. Au final, rien ne changea. Je me sentais toujours aussi seul, pas de copains, on se foutait de ma gueule en permanence, les insultes homophobes ne cessèrent pas, je n'avais aucun goût commun avec les gens autour de moi, toujours personne avec qui parler, partager et tout simplement s'amuser... Je me suis toujours fait la conclusion que c'était de la faute des autres, que les autres étaient tout simplement "cons" et que j'étais tombé au mauvais endroit, au mauvais moment. Mais là, difficile de pouvoir redire ça une nouvelle fois après avoir changé d'établissement et de ville... Une nouvelle conclusion me sauta aux yeux "Et si tout ce qu'on disait sur moi était vrai et justifié".

Alors bien sûr, la sexualité était de mise et j'étais le roi de la masturbation. J'avais découvert mes premiers émois homo grâce à Christophe Dechavanne qui tous les après-midis, passait dans son émission le "Playmec" : le concept était simple, un garçon se fout en slip sur le plateau en direct... je ne manquais ça pour rien au monde ! Mon premier film porno arriva quelques mois plus tard. Il faut vous dire que j'ai eu la "chance" d'avoir une télévision dans ma chambre et mes grands-parents m'offrirent un magnétoscope (suivront quelques années plus tard, les décodeurs canal plus et consoles Sega). Vers 12 ans donc, alors que mes parents recevaient des amis pour diner, je zappais avec les gros boutons de la télévision grise et je tombe sur Canal Plus (version cryptée). Il était 00H30 et surprise...malgré la neige du cryptage de l'époque, je distingue clairement quelque chose qui changera ma vie à tout jamais. Devant mes yeux, quelques dizaines de personnes s'abandonnent simultanément à un curieux mélange corporel. Mes yeux m'arrivaient plus à se détacher de l'écran et ma première réaction fût de dire à voix basse : "C'est dégueulasse...".
Croyez moi, ça n'est pas resté dégueulasse longtemps ! Grâce à cette chère disparue "La Cinq", j'ai pu pratiquer mes nombreuses masturbations en regardant les shows "soft" Playboy et autres films érotiques en tentant de bien profiter du rapide bout de fesse de l'acteur qu'on ne voyait que quelques secondes. Je ne comprenais jamais pourquoi les femmes étaient souvent nues de face et jamais les hommes...

A l'époque, pas d'internet, pas de films X qu'on peut pirater... j'étais mineur et je devais, lors de mes grands moments d'excitation, me contenter du catalogue de la Redoute, pages sous-vêtements ou du... dictionnaire et je m'excitais à chercher les mots les plus cochons (sexe, partouze, sucer, branler...).

Lorsque je rentrais des cours, je fonçais souvent aux toilettes pour ma masturbation quotidienne en fantasmant souvent sur les mecs de la classe voisine. J'avais alors 14 ans.

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