dimanche 7 février 2010

MAGAZINES

A côté de ça, malgré tout, bien sûr que j'aimais les garçons mais inconsciemment, c'est comme si les insultes et le fait de fantasmer sur les mecs n'avaient rien à voir !

J'avais un pote, un ancien de mon dernier collège, Ludovic. On se voyait parfois chez lui, parfois chez moi. Il était plus âgé et je rêvais "d'expérimenter" plein de choses avec lui ! Quand il venait dormir chez moi, je faisais tout pour essayer de le voir à poil, lui tendre des perches pour se masturber ou encore lui proposer "pour rigoler" de faire des petits jeux coquins... en vain, il n'a jamais répondu à mon appel.
A cette époque, la masturbation dans les WC ou au fond de mon lit commençait à me lasser. Mon objectif ? Trouver un magazine ou mieux, un film gay pour enfin voir "en vrai" des mecs baiser avec d'autres mecs. Cependant, j'étais encore mineur, vivant en province et à l'époque pas d'internet comme maintenant. Chaque fois que j'allais à la librairie, je ne pouvais m'empêcher de lever discrètement les yeux vers les magazines pour adultes et je sentais mon coeur battre quand je voyais les couvertures de journaux gays montrant un mec bodybuildé en slip blanc. Mon obsession était claire : m'en procurer un !

Un jour de vacances, Ludovic me propose de faire un tour. Je lui demande s'il peut me rendre un service. J'imagine alors une histoire complètement surréaliste : "Un pote va fêter ses 18 ans et on souhaite lui acheter des pornos pour se marrer mais pour se foutre de sa gueule, on veut lui en acheter un gay...". Je n'ai jamais su vraiment si Ludovic avait compris le mensonge, mais trouvant l'idée "drôle" il accepte d'aller m'acheter le magazine ! Il n'était pas majeur non plus mais son physique pouvait laisser croire que c'était le cas. Ludovic rentre dans la librairie, j'attends à l'extérieur. Il sort, cachant sous son blouson, l'objet en question. Je trépignais d'impatience à l'idée de me retrouver seul chez moi pour feuilleter l'objet désiré.
Enfin à la maison, mon coeur bat très fort, j'ouvre le magazine. Je fantasme sur ce que je découvre, je me masturbe. A partir de ce moment, c'est la boite de Pandore qui vient de s'ouvrir : un magazine ne me suffit pas, il m'en faut d'autres... J'ai décidément beaucoup de potes qui fêteront leurs 18ans (rires) et Ludovic acceptera de m'en acheter de nouveau puis je tenterai de m'en procurer par moi-même.

Quelques mois plus tard, j'ai deux nouvelles idées en tête : le papier glacé ne me suffit plus, je veux maintenant me procurer un film. L'autre chose, qui deviendra un fantasme d'ado : porter, à mon tour, la même marque de slips blancs (encore inconnue en France à l'époque) que tous les "mannequins" de mes revues porno : Calvin Klein.

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